La Lettre de la Gestion Privée n°2

La Lettre de la gestion Privée numéro 2

Après une fin d’année 2015 marquée par les risques liés à la transformation du modèle chinois et la chute des matières premières comme accélérateurs de la baisse, ce premier trimestre a connu d’importants dégagements sur les marchés d’actions.

Fidèles à notre approche fondamentale, nous n’avons pas cédé à la pression vendeuse en cette période de forte volatilité, prenant le temps de faire la part des choses entre les différentes forces à l’oeuvre.

L’ampleur de la baisse nous a semblé exagérée sur certains secteurs, notamment celui des financières, dont le repli généralisé extrapolait des situations particulières.

Courant mars, alors que les matières premières semblaient avoir atteint un point bas, la Banque Centrale Européenne est venue donner un signal très positif pour les valeurs bancaires, en élargissant le spectre des titres éligibles à ses rachats, plutôt que d’acter une nouvelle baisse des taux, qui risquait d’être contre-productive.

Aux Etats-Unis, faut-il maintenant craindre une nouvelle entrée en récession, au terme supposé d’un cycle de reprise prolongé ? Nous favorisons la thèse d’un léger fléchissement de milieu de cycle. En effet, les ménages américains ont toujours une situation financière saine, les inscriptions hebdomadaires au chômage continuent de diminuer... et les salaires amorcent une tendance haussière.

En Europe, davantage dépendante du crédit bancaire, la transmission de l’assouplissement monétaire à l’économie réelle constitue le prochain défi.

Certains risques géopolitiques, comme la sortie de l’Angleterre de l’Europe (« Brexit »), ne sont pas encore intégrés dans les cours. Cette menace a déjà entraîné la baisse de la livre sterling, ce qui n’est pas nécessairement un désavantage pour le marché anglais, mais en cas de sortie, la zone euro se trouverait politiquement fragilisée. (Suite p.4)