Chers Clients, Chers Amis,

 

Le soleil s’est couché sur 2018, année de cristallisation de nombreux risques - voir l’analyse d’Alexandre Hezez ci-après. Événement rare, mais pas unique, la quasi-totalité des classes d’actifs affichait à fin décembre des performances négatives.

Sans renier les vertus de l’analyse du pire à dessein de pondérer l’allocation par le risque, ce changement d’année n’est-il pas l’occasion de prendre la hauteur nécessaire pour scruter les nombreuses opportunités issues des changements économiques et géopolitiques en cours ?

 

Deux figures imposantes du journalisme retiennent à cet effet mon attention en cette période de recueillement, propice à la lecture d’ouvrages inspirant la réflexion prospective :


Le soleil s’est couché sur 2018, année de cristallisation de nombreux risques - voir l’analyse d’Alexandre Hezez ci-après. Événement rare, mais pas unique, la quasi-totalité des classes d’actifs affichait à fin décembre des performances négatives.

Sans renier les vertus de l’analyse du pire à dessein de pondérer l’allocation par le risque, ce changement d’année n’est-il pas l’occasion de prendre la hauteur nécessaire pour scruter les nombreuses opportunités issues des changements économiques et géopolitiques en cours ?

 

Deux figures imposantes du journalisme retiennent à cet effet mon attention en cette période de recueillement, propice à la lecture d’ouvrages inspirant la réflexion prospective :


1 - Gideon Rachman, commentateur en chef des affaires étrangères du Financial Times - prix Orwell 2016 de journalisme politique - retrace par son ouvrage provocateur « easternization » [Other Press, 4 avril 2017] la montée en puissance de l’Asie, en regard du déclin américain, d’Obama à Trump, et au-delà. Partant de la Chine et de la réduction de l’écart entre ses forces armées et celles des Etats-Unis pour la maîtrise du Pacifique Ouest, il analyse les conséquences de l’absence de leadership Américain et Européen depuis les dernières crises de 2008, et les effets sur toutes les économies mondiales de nouveaux centres de gravité et d’équilibre. Au-delà des milliardaires chinois, son analyse inclut dans l’explication d’un déplacement des forces du monde d’ouest en est : l’avènement de l’Inde et le rôle de la Russie à la recherche d’une grandeur retrouvée, sans oublier les difficultés du monde Arabe et les montées du populisme en Europe.


2 - Marc Roche, correspondant du Monde à Londres pendant vingt-cinq ans, aujourd'hui commentateur à la BBC et chroniqueur au Point, auteur de plusieurs ouvrages politico-financiers, dont « Le Brexit va réussir » [Albin Michel, 12 septembre 2018]. Reconnaissant aux anglais un grand cynisme, l’auteur analyse que ce pays bientôt hors de l’Europe va constituer une plate-forme off-shore à nos portes, et que son acceptation totale des inégalités - immigration à la carte - va le renforcer, et le rendre libre de se forger un nouveau destin planétaire, avec le soutien discret de la reine Elizabeth II, en personne. Il existerait donc une alter-native à l’Europe, et une vision non catastrophiste permet-tant de rester maître de sa destinée.


Le dénominateur commun de ces deux ouvrages n’est-il pas l’espoir d’un monde potentiellement meilleur, offrant de nouvelles associations et opportunités de croissance à long terme, même si très différent de ce dont nous avions l’habitude, et créateur de turbulences à court terme.


Comme le disait Churchill : « mieux vaut prendre le change-ment par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. »


Notre optimisme pouvant être auto-réalisateur, je vous y invite en ce début d’année, et vous présente mes meilleurs vœux de changement et de prospérité.

 

Nicolas Walther
Directeur Général - Auris Gestion


Point macroéconomique


L’année 2018 devait être l’année d’une reprise économique synchronisée sur l’ensemble des zones géographiques : une Europe qui reprenait le chemin de la croissance, une réforme budgétaire et fiscale aux Etats-Unis, une Chine qui réussissait son atterrissage en douceur et continuait sa transformation profonde avec une consommation pérenne. Il n’en a rien été.

 

Les craintes d’une surchauffe aux Etats-Unis et d’une hausse incontrôlée de l’inflation par les salaires en début d’année ont été le catalyseur d’un nouveau stress. Il s’en est suivi une addition de crises économiques, politiques et géopolitiques : crise budgétaire italienne, difficulté de mise en place du Brexit, crise monétaire turque, bien évidemment, une escalade de tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui entraîne l’ensemble de l’économie mondiale. Cette fin d’année annonce aussi la fin programmée des achats nets d’actifs de la part des banques centrales (une première depuis 2009). En bref...

 

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