Chers lecteurs, et amis,

Les improbables « black swans » évoqués en ce début d’année n’ont pas entaché notre ciel, mais tant de nouveaux facteurs viennent justifier une gestion dont les paris sont pondérés par le risque d’occurrence d’un mauvais scénario.

En effet, Berlusconi n’est pas revenu au pouvoir, mais l’Italie a ouvert un nouveau front de tensions en zone euro; le bitcoin n’est pas encore la monnaie de règlement d’Amazon et d’Alibaba, mais la valorisation des GAFAM* a franchi des sommets, creusant les écarts de performance avec la vieille Europe; la FED n’a pas perdu son indépendance, mais les États-Unis tiennent le monde en alerte en ouvrant des fronts de guerre commerciale tous azimuts; la voiture électrique n’a pas détrôné l’industrie pétrolière, mais le secteur automobile a souffert des velléités protectionnistes ci-dessus.


Alexandre Hezez expose ci-après son analyse d’un marché dans lequel « rien ne change fondamentalement ». Ceci posé, tant d’événements et  d’informations plus ou moins pertinents s’échouent sur nos terminaux, que leur synthèse en devient un art, et leur traduction en décision de gestion, un défi.

En attendant que l’Intelligence Artificielle détrône, ou vienne à la rescousse de nos intuitions humaines **, soyez assurés de notre constance dans l’application disciplinée de nos processus de gestion.


* Google Apple Facebook Amazon Microsoft


** à cet égard ne manquez pas l’ouvrage du Dr.
Laurent Alexandre « La Guerre des Intelligences » -
éditions JC Lattès

 

Nicolas Walther

Directeur Général - Auris Gestion

 

Depuis plusieurs mois, rien ne change véritablement. Les marchés financiers continuent d'osciller au fil des nouvelles sur le front commercial et des déclarations de Donald Trump. Fin août, la crainte d'une nouvelle salve de taxes douanières qui pourraient être imposées sur près de 200 MM$ de biens chinois et le regain de tensions autour de l'automobile entre américains et européens ont largement pesé sur les marchés. L’accord conclu entre le Mexique et les Etats- Unis n’a pas permis de maintenir l’optimisme.


Donald Trump mènera des négociations ardues notamment en menaçant de sortir de l’ALENA et de l’OMC afin de faire pression sur le Canada et  l’Europe, alors que les Républicains semblent en perte de vitesse en vue des élections de mi-mandat. Les marchés d’actions américaines restent malgré tout bien orientés, entraînés par les valeurs technologiques et les perspectives de croissance à court terme. Les craintes de surchauffe ont été atténuées par le discours du président de la Fed mais le risque inflationniste se matérialise, notamment dans les salaires.


Les pays émergents restent largement sous pression. En Chine, les sanctions commerciales...

 

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