Depuis le début de l’année, les marchés sont un peu en apesanteur, partagés entre l’optimisme dérivé d’assez bons indicateurs d’activité économique, et la circonspection, mère de la prudence, surtout lorsque le consensus est trop flagrant, du fait de l’absence de bonnes nouvelles supplémentaires.

Un peu émus par la perspective d’une hausse
des taux, par les menaces du président Trump en matière de droits de douane, par la Corée, et d’autres épouvantails, comme l’a montré le retour de la volatilité à un niveau plus normal, les marchés ont reperdu en deux mois un peu plus qu’ils n’avaient gagné en janvier.

Au-delà de l’écume, il convient de se raccrocher aux fondamentaux qui restent pour l’instant favorables, mais force est de constater que le bel optimisme de 2017 s’est peu à peu dissipé et que seule une confirmation de la poursuite d’un cycle de croissance anormalement long permettra une reprise des valorisations.


Dans ce contexte, notre mission, qui est bien de protéger vos patrimoines, nous a amenés à alléger progressivement les positions en actions afin de  conserver un degré de liquidités permettant de réagir en cas d’incident, tout en restant suffisamment présents dans les marchés pour ne pas être  privés d’une hausse que notre optimisme n’exclut pas.

 

Christophe LETELLIER

Associé Fondateur - Auris Gestion

 

       Les craintes sur l’inflation, provenant notamment des tensions sur les salaires aux Etats-Unis ont été le catalyseur d’une volatilité accrue des marchés. En effet, de nombreuses questions se posent quant à l’effet que celles-ci peuvent avoir sur l’économie. La première conséquence ne devrait être que positive : en effet, la hausse du pouvoir d’achat des ménages américains (qui ont vu leur taux d’épargne fondre en quelques mois) devrait permettre un maintien de la consommation et de l’activité économique à un niveau satisfaisant.


Cependant, certains doutes peuvent apparaître. En premier lieu, et toutes choses égales par ailleurs, les politiques très accommodantes des banques centrales devraient prendre fin. Les cibles d’inflation étant en ligne de mire, l’apport régulier de liquidité dans le système depuis près de 10 ans n’a plus lieu d’être.

Ensuite, nous pouvons légitimement nous demander à quel point les hausses de salaires (encore timides), pèseraient sur les marges des entreprises, grandes gagnantes...

 

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